Domenech: "Une grosse déception" !!!

Domenech: "Une grosse déception" !!!
Le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, est évidemment déçu car ses joueurs ont fait le maximum face à l'Italie. Au sujet de l'expulsion de Zinédine Zidane, le patron des Bleus ne veut pas se prononcer même s'il "regrette le geste" de son capitaine.

RAYMOND DOMENECH, quel est votre sentiment après cette défaite cruelle ?
R. D. : C'est une grosse déception, je n'ai pas d'autres mots, une grosse déception.

Est-ce que l'exclusion de Zidane est l'élément clé du match?
R. D. : On peut dire que l'exclusion est un élément du match parce que sur la deuxième période et la prolongation, les Italiens n'attendaient qu'une chose, c'était d'arriver aux tirs au but, c'était leur seul espoir. Mais il y a déjà eu la sortie de Patrick Vieira qui a aussi eu une influence. Après il y a la sortie de Zinédine, on se retrouve à dix. Il y a eu deux faits marquants avant les tirs au but.

Pourquoi il y a-t-il eu un délai avant que Zidane ne reçoive son carton rouge ?
R. D. : Lors de cette finale, on vient d'instaurer l'arbitrage vidéo parce que c'est le quatrième arbitre qui est venu le dire. L'arbitre de touche n'avait rien vu de l'action. C'est une nouvelle règle qui est mise en place. On peut le dire désormais : vive la vidéo dans le football !

Le carton était-il justifié ?
R. D. : Je ne sais pas. Je n'ai pas vu les images. Je ne peux rien dire. Je dis que c'est dommage, c'est triste. Materazzi a fait beaucoup de cinéma quand il est tombé de si haut. Il est grand, il est costaud, et un coup de vent l'a fait tomber. L'homme du match, ce n'est pas Pirlo, c'est Materazzi, il marque et il fait exclure Zidane... Mais après, sur le geste, je le regrette, et nous le regrettons aussi, et Zidane aussi. Mais Materazzi ne doit pas y être pour rien. Je n'imagine pas que Zidane avait envie d'être exclu. Il s'est passé quelque chose. C'est évident.

Vous êtes triste de voir Zidane partir comme ça ?
R. D. : C'est triste quand un grand joueur comme Zinédine Zidane termine sa carrière comme ça, exclu, alors qu'il a fait une grande compétition. J'aurais préféré le sortir, moi, à cinq minutes de la fin, pour qu'il ait une vraie ovation. Je ne m'attendais pas à une ovation comme celle-là...

Est-ce que cela a modifié votre plan de jeu pour les tirs au but ?
R. D. : Zidane tire normalement dans les premiers, cela a pu changer des choses. Mais ce sont ceux qui se sentent bien qui tirent. Certains n'ont pas voulu, d'autre voulaient. Il n'y a pas de plan de jeu pour les tirs au but.

Il y a-t-il quelque chose à reprocher aux joueurs ?
R. D. : Il n'y a pas de reproche. Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient, j'en suis sûr. Est-ce que cela a été suffisant ? Non puisqu'on prend un but sur coup de pied arrêté.

Avez-vous décidé pour votre avenir ?
R. D. : J'ai décidé de partir en vacances d'abord. Le conseil fédéral se réunit mardi et le président de la Fédération vous dira ce qui a été décidé. Pour le moment, je suis sur la déception, et mon avenir personnel n'a strictement aucune importance.

Que retenez-vous du Mondial ?
R. D. : On s'était préparés pour être bien, être au top, jusqu'à la fin on été largement au-dessus de l'adversaire encore aujourd'hui. On avait une équipe qui est montée en puissance qui s'est structurée petit à petit. C'était prévu comme ça. J'ai dit à mes joueurs que, au-delà de la déception logique, il faut qu'ils gardent à l'esprit les relations qui se sont nouées.

Gardez-vous une fierté de la Coupe du monde française ?
R. D. : Peut-être que ça viendra dans deux ou trois jours quand j'aurai le temps de me poser. Les autres sentiments viendront peut-être avec le temps, pour le moment il n'y en a qu'un : une immense déception.

# Posté le lundi 10 juillet 2006 12:08

Modifié le lundi 10 juillet 2006 12:43

Zidane, un dernier titre au goût amer !!!

Zidane, un dernier titre au goût amer !!!
Son expulsion lors de la finale perdue contre l'Italie (1-1 ap, 5 tab à 3) n'aura rien changé. Zinédine Zidane a été désigné meilleur joueur du Mondial 2006. Le meneur français a été élu par les journalistes accrédités pour suivre la Coupe du monde. Il devance Fabio Cannavaro et Andrea Pirlo.

Lot de consolation pour Zinédine Zidane. Le meneur de jeu de l'équipe de France a été élu meilleur joueur de la Coupe du monde par la FIFA. Au lendemain de son triste départ en retraite, le numéro 10 marque une nouvelle fois l'histoire. Le joueur du Real Madrid a reçu 2012 points auprès des journalistes accrédités pour suivre la XVIIIe édition de la Coupe du monde. Il devance les Italiens Fabio Cannavaro (1 977 points) et Andrea Pirlo (715 points).

Son geste insensé en finale sur Materazzi n'a donc pas terni l'avis des journalistes. Zidane a profité de ses excellentes performances tout au long du Mondial. Une compétition où il a retrouvé tout son aura. Les spectateurs allemands ont pu savourer tous les gestes techniques dont il a le secret. A 34 ans, il a retrouvé toutes ses jambes et s'est imposé en leader de l'équipe de France. Seule son exclusion en finale est venue gâcher son tournoi mais les journalistes avaient pour la plupart voté avant le dernier rendez-vous contre les Italiens. En effet, le vote se terminait dimanche à 23h59.

Ce trophée vient compléter une longue liste de distinctions. Du Ballon d'Or France Football 1998 au meilleur joueur mondial FIFA 1998, 2000, 2003, Zidane a accumulé les honneurs individuels. Et son palmarès n'est pas en reste avec entre autres la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 ou la Ligue des Champions 2002. Ce dernier titre aura toutefois un goût amer. A l'image de Ronaldo en 1998 et d'Oliver Kahn en 2002, le capitaine des Bleus termine avec le ballon d'or du Mondial mais a manqué sa finale. Cet honneur ne viendra sûrement pas le consoler après sa triste sortie contre l'Italie...
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# Posté le lundi 10 juillet 2006 12:00

Modifié le mardi 12 juin 2007 04:24

Zidane s'en va seul !!!

Zidane s'en va seul !!!
Pour son dernier match, Zinédine Zidane ne sera pas resté jusqu'à la fin. Victime de la provocation de Materazzi et expulsé, celui qui a tant fait pour le football méritait sans doute une plus belle sortie. Malgré son geste, les Bleus ne lui en veulent pas et sont venus lui dire un grand merci.

Son dernier match devait être le plus beau, celui qui devait lui permettre de rentrer dans la légende. A 34 ans, Zinédine Zidane allait raccrocher ses crampons sur une finale de Coupe du monde. Personne avant lui n'avait pu rêver d'un pareil destin. Mais Zizou, le guide que l'on a vu haranguer ses troupes au coup d'envoi ou les recadrer avant la pause lors d'une longue discussion avec Thuram et Vieira (33e), a craqué. On lui promettait le paradis, il a connu l'enfer. Non seulement il n'a pas réussi son pari de décrocher une deuxième étoile huit ans après celle de 1998 mais il a terminé l'aventure seul dans le vestiaire après un coup de sang aussi violent que surprenant sur Marco Materazzi dans les dernières minutes de la prolongation. Décidément, avec Zidane, les finales sont toujours une histoire de têtes.

Pourtant, avant cette 110e minute tragique, le maître à jouer des Bleus avait emprunté le chemin idéal pour réussir sa sortie par la grande porte après un Mondial exceptionnel, le meilleur de sa carrière et qui a d'ailleurs été récompensé lundi par le titre de meilleur joueur de la Coupe du monde. Ovationné mais le visage fermé, il était entré le premier sur la pelouse du Stade Olympique de Berlin, un lieu chargé d'histoire qui s'apprêtait à écrire une nouvelle page. La dernière Marseillaise, il la passe comme d'habitude au côté de Fabien Barthez, silencieux et impassible, avant une dernière accolade à Diamento De Faria, le magasinier de l'équipe de France, comme d'habitude. Cette fois, pas de "baiser de la mort" qui avait fait couler beaucoup d'encre après avoir frappé Raul, Ronaldo et Figo. Avant le coup d'envoi, ZZ se contente d'une poignée de main à Fabio Cannavaro.

Le maestro s'apprête à livrer ses derniers tours de passe-passe à des millions de téléspectateurs attentifs à chacun de ces gestes. Il ne leur faut pas attendre longtemps pour être servis. Pas du genre à faire le spectacle pour le spectacle, Zidane ose pourtant un geste fou sur penalty suite à faute commise sur Malouda. Une panenka qui vient se loger sous la barre de Buffon, passe la ligne et ressort (8e). Une Zidane, dira-t-on peut-être dans quelques années. Le public est médusé et des "Ohé Zinédine Zidane" descendent des tribunes. ZZ rejoint Pelé, Vava et Paul Breitner au rang des joueurs ayant marqué dans deux finales différentes et se trace une voie royale. La légende lui tend même sur les bras sur une tête à bout portant qui est repoussée par Buffon (104e). Il fallait bien le meilleur gardien du monde pour arrêter le cours de l'histoire.

Mais, après les deux victorieuses du 12 juillet 1998, c'est autre tête que l'on retiendra. Alors qu'on ne pouvait pas croire qu'il achèverait sa carrière sur une blessure lorsque Cannavaro le cloue au sol (80e). La clavicule droite endolorie, ZZ reprend sa place et se forge un destin à la Beckenbauer. Jusqu'au dérapage. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'étais en train de sortir et de prendre place sur le banc. J'ai entendu un cri et j'ai vu Materazzi par terre. Je ne veux pas m'étendre là-dessus", raconte Thierry Henry. Les images sont cruelles pour Zidane : un coup de tête violent dans le torse du défenseur italien. Pourquoi ? On le saura un jour, peut-être. "Si vous avez vu Zizou, il y a eu quelque chose, a expliqué Gallas. On connaît Zizou. Que ce soit lui ou un autre joueur, on ne réagit pas comme ça. Il a été provoqué". Insulté laissera même entendre Lilian Thuram.
Non, Zidane n'est pas un Dieu. Il est tout simplement humain. En finale, peut-être au plus mauvais moment, il a été rattrapé par ses vieux démons. Poussé à bout, il est tombé dans le panneau. Son 12e carton rouge en carrière (3 à Bordeaux, 5 avec la Juventus de Turin, 2 avec le Real Madrid et 2 avec l'équipe de France). D'un naturel réservé, il n'est pourtant pas à son premier fait d'armes. Tout le monde a gardé en mémoire son expulsion face à l'Arabie Saoudite en 1998 après s'être essuyé les crampons sur un défenseur adverse. Peu se souviennent en revanche de son crochet du droit au menton de Marcel Desailly en 1993 lors d'un Marseille-Bordeaux (3-1) alors qu'il portait les couleurs des Girondins. Finalement, Zidane aura été Zidane jusqu'au bout...

Après la rencontre, Raymond Domenech a eu des mots assez durs pour son meneur de jeu. "Zidane va nous manquer mais il nous a déjà manqué dix minutes ce soir. Cette expulsion est stupide, inutile, accusait-il. Mais c'est comme ça. (...) Il est meurtri. C'est lourd à porter et ce sera encore lourd à porter pour lui pendant longtemps car il n'aura pas l'occasion de se racheter". Mais le sélectionneur sait qu'il ne faut pas jeter la pierre à celui grâce à qui les Bleus sont arrivés jusqu'à Berlin. "Le faire finir de cette manière, c'est triste. Il a fait une grande carrière, une grande Coupe du monde. Quand on prend comme lui pendant 1h20 et que l'arbitre laisse gentiment faire, on comprend. On n'excuse pas mais on comprend", avouait tout de même le sélectionneur.

Ses coéquipiers, eux, ne lui en veulent pas. Au contraire. Tous se sont présentés pour prendre sa défense. "Ziz peut sortir la tête haute, a déclaré Trezeguet. L'autre (NDLR: Materazzi), même s'il gagne le Mondial, il ne peut pas. Car il n'y a pas que le football dans la vie". William Gallas est allé encore plus loin : "Quand vous avez des joueurs comme ça, vous avez envie de lui péter la gueule. C'est de la triche mais ce sont les Italiens". En quittant la scène de la sorte, l'artiste n'a-t-il pas tout de même écorné son image ? Non répond du tac-au-tac Malouda qui reconnaît tout juste du bout des lèvres que son expulsion a pu "influer sur les tirs au but". "Il a tellement donné au football français et son talent est tellement immense. C'est souvent comme ça. Les grands joueurs se font provoquer en permanence et il y a forcément des réactions, explique le Lyonnais. Mais je peux vous dire que personne ne lui en veut. Ça reste un grand monsieur du football".

Rentré au vestiaire sans jeter un coup d'oeil à la Coupe tant convoitée qu'il avait déjà soulevée en 1998 et qui se tenait devant lui, Zinédine Zidane n'est pas revenu chercher sa médaille. "Un joueur expulsé n'a pas le droit de monter sur le podium. Le règlement a changé depuis 1998", expliquera Domenech en référence à la présence de Desailly en 1998 lors de la remise du Graal. Pas sûr qu'il l'ait fait même s'il en avait eu le droit. Même Marcello Lippi, qui l'a eu sous ses ordres à la Juventus, regrettait que Zizou n'ait pas mieux soigné sa sortie. "Je suis déçu pour Zidane parce que je l'ai en en grande estime. Je le lui ai dit avant le match. J'espère qu'il n'arrêtera pas, je pense qu'il devrait y repenser. C'est dommage qu'il s'en aille là-dessus", déplorait le sélectionneur italien. Car s'il restera sans aucun doute l'un des joueurs ayant le plus marqué le football mondial, son dernier geste jette un voile terne sur la fin de son histoire. "Je dis merci à Zidane, Thuram et Makelele pour ce qu'ils ont fait. Maintenant on va essayer de se débrouiller sans eux", lui rendait hommage Sagnol. Aux Bleus en effet de vivre désormais sans lui, cette fois pour de bon.

# Posté le lundi 10 juillet 2006 11:58

Modifié le lundi 10 juillet 2006 12:30

Gallas: « Envie de lui péter la gueule » !!!

Gallas: « Envie de lui péter la gueule » !!!
William Gallas est revenu sur la défaite aux tirs au but de la France face à l'Italie. Il a été l'un des rares Français à dire ce qu'il pensait de l'attitude des Italiens et notamment de Materazzi suite à sa provocation sur Zidane.

William Gallas, quelle est votre réaction après cette défaite en finale ?
C'est très dur d'accepter cette défaite. On a été meilleurs qu'eux. Malheureusement...


Il y a eu beaucoup d'intox dans ce match qui s'est joué à peu de choses...
C'est vrai qu'on a été meilleurs qu'eux. En deuxième mi-temps, ils ont baissé de pied. On était très solides derrière face à leurs attaquants. Les milieux aussi. Nous, nous sommes créés des occasions. Malheureusement, le ballon n'a pas voulu rentrer.

L'intelligence des Italiens, c'est aussi de savoir faire disjoncter les joueurs...
C'est vrai que malheureusement, on a eu un joueur expulsé. On sait comment sont les Italiens. A un moment, ils ont vu qu'ils n'avaient plus le match entre les pieds. Materazzi a dû dire quelque chose à Zizou. Malheureusement, Zizou a mal réagi parce que je n'ai pas vu ce qui s'est vraiment passé. Je ne sais pas si c'est le tournant du match mais c'est dommage parce que c'était sa dernière Coupe du Monde.

En voulez-vous à Zinédine Zidane ?
Pas du tout. Parce qu'on est allé jusqu'au bout et qu'après, c'était pile ou face. Les Italiens réagissent toujours comme ça. C'est malheureux à dire mais quand ils voient qu'ils sont mal, ils essaient de pourrir le match.

C'est de la triche ?
Oui, c'est de la triche mais on ne peut pas arrêter... Au niveau de la FIFA et des arbitres, on ne voit toujours que le deuxième coup. On ne cherche jamais à savoir pourquoi il y a ce coup-là. Il y a un moment quand vous gagnez avec de la triche, c'est inadmissible. J'accepte quand l'équipe adverse gagne loyalement mais de cette façon-là, non.

Qu'a dit Materazzi ?
Je ne sais pas si vous avez vu Zizou. Il y a eu quelque chose. On connaît Zizou. Que ce soit lui ou un autre joueur, on ne réagit pas comme ça. Il a été provoqué.

Il s'est retourné pour aller le voir... C'est que c'était assez grave...
Vous savez, quand c'est comme ça... Quand vous avez des joueurs comme ça, vous avez envie de lui péter la gueule. C'est de la triche mais ce sont les Italiens.

On ne vous sent pas si abattu que ça...
On est allé au bout de nous et on a donné le maximum. Malheureusement, le ballon n'a pas voulu aller au fond. C'est le football, il faut vite oublier. On termine deuxièmes et ce n'est pas mal. C'est même très bien. J'espère que pour la prochaine Coupe du Monde, on ira plus loin.

Croyez-vous dans cette nouvelle équipe de France qui va perdre ses piliers ?
C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de choses qui se sont crées. Les jeunes se sont bien intégrés et les anciens nous ont beaucoup aidés. Pour la suite, je ne m'inquiète pas du tout car il y a quelque chose qui va se faire. D'autres joueurs vont venir et on va bien travailler. Ca va venir très vite et face aux Italiens, j'espère qu'on prendra notre revanche.

# Posté le lundi 10 juillet 2006 06:57

Modifié le lundi 10 juillet 2006 11:31

Arbitrage vidéo, première !!!

Arbitrage vidéo, première !!!
De notre envoyé spécial à Berlin. Selon nos informations recueillies en fin de rencontre, Zinédine Zidane a été exclu suite à l'intervention du quatrième officiel qui disposait d'un moniteur vidéo sur la touche. Une première.

Tous les partisans de l'arbitrage vidéo peuvent se réjouir. Cette pratique, réclamée par beaucoup en France depuis plusieurs mois, a finalement été appliquée contre toute attente lors de cette Coupe du Monde. Selon nos informations, Zinédine Zidane a en effet été exclu à la 110eme minute de jeu par l'arbitre du match suite à l'intervention du quatrième officiel. Disposant d'un moniteur vidéo, Medina Cantalejo a contacté via oreillette Horacio Elizondo afin de l'avertir du coup de tête porté par Zinédine Zidane au buste de Marco Materazzi.

Jusqu'à ce que M.Cantalejo intervienne, une certaine confusion régnait sur le terrain alors que le défenseur de l'Inter Milan se trouvait au sol. L'altercation Zidane-Materazzi s'étant déroulée en dehors d'une phase de jeu, ni l'arbitre central, ni ses deux assistants n'ont vu le geste de Zidane. Plus que les gesticulations de Gianluigi Buffon auprès du juge de touche, c'est alors les révélations du quatrième officiel qui ont directement conduit l'arbitre central à expulser le numéro dix des Bleus, comme nous l'ont révélé des membres de la FIFA à l'issue du match.

Une version des faits confirmée par Raymond Domenech. « On vient d'instaurer l'arbitrage vidéo parce que c'est le qautrième arbitre qui est venu lui dire, explique ironiquement le sélectionneur. L'arbitre de touche n'a rien vu. C'est une nouvelle règle mise en place. Vive la vidéo dans le football ! » Plusieurs fois au cours du match, M.Cantalejo a d'ailleurs signifié à Raymond Domenech que le ralenti vidéo avait confirmé la décision de l'arbitre central et qu'il n'y avait donc pas lieu d'intervenir. Reste à présent à savoir si cette expulsion fera jurisprudence, ce qui signerait, de fait, la naissance de l'arbitrage vidéo.
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# Posté le lundi 10 juillet 2006 06:49